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Une deuxième
Chaire d’excellence attribuée au Département
d’économie
Le projet de recherche INTPORT, porté
par Nicolas Coeurdacier, professeur au Département
d'économie, a été retenu par l'Agence
Nationale de la Recherche (ANR) au titre du programme "Chaires
d'excellence". Après le
projet INNOV d’Emeric Henry retenu en
2009, cette distinction est la deuxième obtenue par
le Département d’économie en l’espace
de deux ans et ce par une procédure de sélection
très compétitive.
Qui est Nicolas Coeurdacier ?
Diplômé
de l’Ecole Polytechnique, docteur en économie
de l’Ecole d’économie de Paris (EHESS/Ecole
normale supérieure de la rue d’Ulm), Nicolas
Coeurdacier est un spécialiste de la macroéconomie
et de la finance internationale. Assistant Professor
à la London Business School de 2007
à 2010, il a également été Visiting
Assistant Professor au département d’économie
de l’Université de Berkeley
et à la London School of Economics
avant d’être recruté comme Associate
Professor à Sciences Po, par le département
d’économie.
Ses recherches ont été primées
à plusieurs reprises : Prix de thèse
de l’Association Francaise de Sciences Economiques,
prix Houblon-Norman Fellow de la Bank of England et Prix
Jeune Chercheur de la Banque de France.
Il a récemment publié dans des revues de réputation
internationale telles que le Journal of International Economics,
Economic Policy et le Journal of International Money and
Finance. Il est membre du Center for Economic Policy Research.
Voir son CV détaillé
Qu'est
ce que le projet INTPORT - Partage des risques et choix
de portefeuilles internationaux ?
Ce projet est né d’un constat
simple : ces vingt dernières années ont été
caractérisées par une forte intégration
financière des économies et une augmentation
des flux de capitaux internationaux. Ce phénomène
de globalisation financière est une transformation
majeure de nos sociétés. Pourtant les choix
d’investissement internationaux sont absents de la
plupart des modèles macroéconomiques. Intégrer
des choix de portefeuilles internationaux dans les modèles
macroéconomiques est devenu une
question cruciale.
Cela est particulièrement vrai au regard de l’actualité
: les liens financiers internationaux entre pays ont joué
un rôle majeur dans la propagation de la crise et
nous pouvons déjà anticiper des mouvements
de capitaux importants pour rééquilibrer certains
déséquilibres internationaux (déficit
courant des Etats-Unis, surplus des pays d’Asie…).
Le projet permet de revisiter des questions essentielles
en macroéconomie internationale telles que
la dynamique des comptes courants, les transferts de richesses
entre pays dus aux fluctuations du taux de change et des
prix des actifs financiers, la transmission internationale
des chocs, les effets internationaux des choix de politique
monétaire et budgétaire, les origines des
biais domestiques dans les portefeuilles.
Le projet consiste dans un premier temps à développer
les outils numériques et à
proposer de nouvelles méthodes de résolution
des portefeuilles qui devraient permettre de résoudre
pour les portefeuilles internationaux dans de nouveaux contextes
(en présence de marchés financiers incomplets,
de larges primes de risques ou de chocs importants). Les
nouvelles classes d’actifs internationaux
seront notamment incorporées aux modèles
existants. En effet, la littérature a concentré
son attention sur des modèles avec des échanges
d’actions, excluant les autres titres financiers échangés
sur les marchés internationaux. Or, les échanges
de titres de dette sont au moins aussi importants
et la crise a en particulier montré l’importance
des créances bancaires internationales dans sa propagation.
Le projet permettra de tester empiriquement les
prédictions théoriques concernant
les positions externes sur les différents marchés
d’actifs.
Les recherches permettront aussi dépasser le cadre
de l’agent "représentatif" et analyser
comment des agents d’une même économie
peuvent être affectés différemment par
les fluctuations des prix des actifs financiers et du taux
de change.
A terme, ces travaux ont pour but de fournir aux
instituts de politiques économiques les outils nécessaires
pour éclairer les décisions de politiques
fiscales et monétaires dans un monde où
les marchés financiers sont interdépendants.
3-déc-10
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