5. L’IEP de Paris et la fonction enseignement


5.3 L’ouverture internationale de la formation


La Cour prend acte des précisions apportées par la F.N.S.P. sur les motivations et le contenu de sa politique d'ouverture internationale, et des efforts accomplis pour hisser l'IEP au niveau des institutions d'enseignement supérieur les plus prestigieuses dans le monde.

La Cour souligne, dans le contexte de l'extension des mesures liées à l'internationalisation du cursus, la nécessité pour Sciences Po de disposer d'une bonne visibilité des coûts induits (par exemple pour la seconde langue obligatoire), et de poursuivre ses efforts en vue de mobiliser, et, dans la mesure du possible, de pérenniser les financements extérieurs permettant de faciliter la mobilité étudiante.


Informations complémentaires apportées par Sciences Po

La Cour souligne la nécessité de suivre les coûts induits par la mobilité étudiante et de pérenniser les financements extérieurs permettant de la favoriser. Le coût de la mobilité étudiante résulte de deux éléments : le développement du réseau international d’accords avec des universités partenaires, qui entraînent des coûts rattachés à la direction des affaires internationales et des échanges ; l’aide à la mobilité internationale des élèves français et les bourses académiques pour les étudiants étrangers.

a) La direction des affaires internationales et des échanges, ainsi que les centres de ressources qui lui étaient associés en 2001 (Centre américain, Centre européen, Centre Asie-Europe, Chaire Mercosur), est l’artisan du développement du réseau international de Sciences Po. Elle négocie les accords de partenariat et en suit l’application. Elle développe l’information et la communication à l’étranger sur les différents cursus de formation déployés à l’IEP, des premiers cycles à l’Ecole doctorale.

Elle négocie l’aide apportée à Sciences Po par le ministère de l’Education nationale et le ministère des Affaires étrangères au soutien de la politique internationale de l’institution. Elle accueille les étudiants étrangers et organise le départ à l’étranger des élèves de Sciences Po, quelle que soit leur nationalité.
30 personnes oeuvrent au sein de cet ensemble (12 personnes au sein de la Direction des affaires internationales et des échanges, 12 personnes dans les centres de ressources et 6 expatriés qui représentent Sciences Po et/ou dirigent des programmes de formation à l’étranger) : 20 salariés de la FNSP, pour un coût total de 1 055 000 euros (deux d’entre eux sont totalement pris en charge financièrement par le ministère des affaires étrangères pour une somme de 99 100 euros) ; deux maîtres de conférence des universités pour un coût budgétaire de 116 600 euros (pris en charge totalement par le Ministère de l’Education nationale); un VIA (Volontaire International) pour un coût budgétaire de 25 000 euros (pris en charge par le Ministère de l’Education nationale) ; six PRAG pour un coût budgétaire de 293 700 euros.

L’ensemble des zones régionales dans lesquelles Sciences Po a des accords est aujourd’hui couvert et le nombre des accords conclus est aujourd’hui suffisant. Le coût salarial de la politique internationale de Sciences Po était de 1,5 million d’euros en 2002.

b) Les bourses versées aux étudiants doivent être distinguées en deux catégories, selon qu’elles sont financées directement par la FNSP ou non. Dans la première catégorie entrent les bourses financées par le Fonds de mobilité internationale des étudiants. Ces bourses aident les étudiants qui ne pourraient assumer seuls leur séjour à l’étranger à financer celui-ci pour les dépenses de voyage et de logement : les critères retenus sont ceux des revenus personnels et familiaux et du différentiel de coût de la vie (évalué chaque année en fonction des informations délivrées par les étudiants rentrant de séjour à l’étranger) entre Paris et la ville de séjour concernée. Une soixantaine d’étudiants en ont bénéficié en 2001-2002. Le montant prévisionnel et le montant réel des sommes allouées par le Fonds figurent dans les documents budgétaires soumis au Conseil d’administration de la FNSP. Les sommes dégagées ont été en forte croissance.

Les autres bourses allouées au titre de la mobilité étudiante transitent par la comptabilité de la FNSP mais ne sont pas financées par elle : il s’agit des bourses Erasmus, financées par la Commission européenne, des bourses de mobilité financées par le ministère de l’Education nationale, la Ville de Paris, le DAAD (l’équivalent allemand du British Council), l’Office franco-allemand de la jeunesse, etc. Des administrations publiques (le ministère des Affaires étrangères) ou des entreprises privées (L’Oréal, par exemple) financent des bourses académiques pour des étudiants étrangers venant de certaines zones (Mercosur, Etats-Unis).

Il serait assurément surprenant que Sciences Po ne cherche pas à mobiliser tous les financements existants pour aider à la mobilité étudiante.