"
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sont les enfants sages, Madame, qui font les révolutionnaires
les plus terribles. Ils ne disent rien, ils ne se cachent pas sous
la table, ils ne mangent qu'un bonbon à la fois, mais plus
tard ils le font payer cher à la Société. Méfiez-vous
des enfants sages !"
Jean-Paul
Sartre, Les mains sales, Livre de poche n°10, p.71
"Je
ne puis prendre ma liberté pour but, que si je prend également
celle des autres pour but."
Jean-Paul
Sartre, L''
xistentialisme
est un humanisme, Nagel, 1968, p.83
"
a
guerre, on ne la fait pas, c'est elle qui nous fait."
Jean-Paul
Sartre, Les séquestrés d'Altona, Folio n°40,
p.286
"Est-ce
qu'au fond, ce qui fait peur, dans [la philosophie
xistentialiste],
ce n'est pas le fait qu'elle laisse une possibilité de choix
à l'homme ?"
Jean-Paul
Sartre, L'existentialisme est un humanisme, Nagel,
1968, p.15
"On
est ce qu'on veut."
Jean-Paul
Sartre, Huis clos, Livre de poche n°1132, p.72
"J'ai
été très peu compagnon de route, je l'ai été
en 51-52, je suis allé en URSS vers 54, et presque tout de
suite après, avec les événements de Hongrie,
j'ai rompu avec le Parti. C'est ça mon expérience de
compagnon de route. Quatre ans. Et, d'ailleurs, c'était secondaire
chez moi. Puisque je faisais autre chose à ce moment-là
[...] J'ai toujours dis que je pensais autre chose que ce que pensait
le Parti. Ce n'est pas du double jeu. Je me persuadais à certains
moments que les pseudo-idées du Parti devenir contenir des
vérités, s'appuyer sur une base solide et que leur aspect
sot n'était que superficiel. En fait, j'étais impressionné
parce que le parti communiste se disait le parti des ouvriers. je
pense que c'est une erreur. Un intellectuel a besoin de trouver quelque
chose à quoi s'accrocher et, moi, j'avais trouvé ça
comme tant d'autres"
Jean-Paul
Sartre, L'espoir maintenant, Verdier, 1991, p.32
"Or,
il est vrai que l'intellectuel est quelqu'un qui se mêle de
ce qui ne le regarde pas."
Jean-Paul
Sartre, Playdoyer pour les intellectuels, Gallimard, 1972,
p.12
"Quoiqu'il
en soit et tant que les circonstances n'auront pas changé,
les chances de la littérature sont liées à l'avènement
d'une Europe socialiste, c'est-à-dire d'un groupe d'Etats à
structure démocratique et collectiviste, dont chacun se serait,
en attendant mieux, dessaisi d'une partie de sa souveraineté
au profit de l'ensemble."
Jean-Paul
Sartre, Situations II, Gallimard, 1948, p.314
"Je
vois des opprimés partout (colonisés, prolétaires,
juifs), et je veux les délivrer de l'oppression. ce sont ces
opprimés-là qui me touchent et c'est de leur oppression
que je me sens complice. C'est leur liberté enfin qui reconnaîtra
la mienne."
Jean-Paul
Sartre, Cahiers pour une morale, Gallimard, 1983, p.89
"
'est
cette mesure-là que nous proposons à l'écrivain
: tant que ses livres provoqueront la colère, la gêne,
la honte, la haine, l'amour, même s'il n'est plus qu'une ombre,
il vivra ! Après, le déluge. Nous sommes pour une morale
et pour un art du fini."
Jean-Paul
Sartre, dans "les Temps modernes", juin 1948, p.2121
"La
seule façon d'apprendre, c'est de contester. C'est aussi la
seule façon de devenir un homme. Un homme n'est rien s'il n'est
pas contestant. Mais il doit aussi être fidèle à
quelque chose. Un intellectuel, pour moi, c'est cela : c'est quelqu'un
qui est fidèle à un ensemble politique et social mais
qui ne cesse de le contester..... S'il y a fidélité
sans contestation, ça ne va pas ; on n'est plus un homme libre."
Jean-Paul
Sartre, Situations VIII, Gallimard, 1948, p.187