Atelier international - Mission Jeunes Consultants
Principes du projet : une forme nouvelle de partenariat entre l’université et le monde professionnel
La Mission Jeunes Consultants (MJC) est une démarche de type professionnel. Elle vise à réaliser un projet (rapport, étude, évaluation, synthèse) commanditée par une entreprise, un organisme public, une organisation internationale ou une organisation non gouvernementale. Une équipe de quatre à cinq jeunes consultants du master Affaires Internationales effectue cette mission au cours du 3e semestre du master. Alternative d’un séjour d’étude universitaire ou d’un stage, la MJC précède donc le dernier semestre qui finalise la formation professionnalisante des élèves.
Les jeunes consultants affineront ainsi leurs compétences, apprendront à travailler dans une équipe culturellement diverse, et mettront en application les capacités d’analyse, de management de projet et, de résolution des problèmes qu’ils ont acquis au cours de leurs formation et expériences professionnelles antérieures.
Un tuteur supervise la mission et guide le travail des jeunes consultants afin de veiller particulièrement au professionnalisme de l’équipe.
La MJC est donc une opportunité pour ces jeunes consultants de passer d’une démarche d’expertise académique aux exigences du monde professionnel.
- Un pas professionnel déterminant pour les élèves
Au cours de leur mission, on attend des jeunes consultants qu’ils exercent au mieux les compétences requises d’un professionnel :
- Capacité à identifier des problèmes et à les résoudre ;
- Hiérarchisation des priorités ;
- Gestion de tâches, de ressources, du temps ;
- Gestion du travail en équipe ;
- Négociation ;
- Communication interculturelle ;
- Collecte et analyse de données ;
- Capacité de restitution et esprit de synthèse.
La MJC s’inscrit dans le cadre d’une étroite collaboration entre le groupe de jeunes consultants et le commanditaire. L’équipe est amenée à interagir avec les acteurs de celui-ci, à se familiariser avec ses différents services mais aussi à prendre contact avec ses partenaires.
Ainsi, par le passé, à la suite de leur MJC, plusieurs élèves ont effectué un stage ou ont été recrutés au sein de l’organisme concerné.
Une forme d’expertise innovante pour les institutions partenaires
Une MJC est en premier lieu pour le commanditaire un moyen de répondre à un besoin qu’il a identifié et auquel le travail de l’équipe de jeunes consultants apportera une réponse satisfaisante.
La valeur ajoutée de la MJC est donc d’abord pour les commanditaires de bénéficier, dans de bonnes conditions, des résultats d’un travail d’étude et d’analyse mené rigoureusement par les jeunes consultants avec l’appui de leur tuteur.
Il est donc essentiel que, dans sa définition, la mission confiée corresponde aux qualifications des jeunes consultants.
Le Master Affaires Internationales est constitué pour près de la moitié d’étudiants internationaux. Les MJC regroupent ainsi des élèves de nationalités et de parcours académiques et professionnels très différents, ce qui est un atout essentiel à la capacité d’ouverture et permet la multiplicité des approches des problématiques.
Les missions peuvent aller de l’évaluation de projet à la mise en place d’une stratégie, en passant par une étude approfondie, une synthèse, dans le cadre d’un travail de qualité professionnelle et sous forme de livrables clairement définis dans les termes de référence (TDR) de la mission.
Le partenariat est formalisé par la signature d’une convention entre les élèves et Sciences Po.
Partie prenante à la formation du master, le travail que réalisent les jeunes consultants dans le cadre de la MJC n’est pas rémunéré.
Déroulement et méthodologie de la MJC
C’est au cours du semestre d’automne de 2e année de Master que se déroulent les MJC, à savoir de septembre à janvier.
1. Le rôle des jeunes consultants et du tuteur
Les élèves travaillent en équipe avec l’appui d’un tuteur désigné par Sciences Po. Celui-ci peut apporter son expérience en matière de capacité d’analyse, de raisonnement professionnel, de gestion du programme de travail et du calendrier, de manière à aider l’équipe dans la progression et l’évaluation de la conduite de la mission. Ce n’est pas un contrat conduit par le tuteur avec l’appui des élèves, c’est un exercice professionnel conduit par les élèves avec l’appui du tuteur.
Les jeunes consultants doivent d’abord analyser et comprendre, avec le support de leur tuteur, les TDR, puis en établir une compréhension commune avec le commanditaire, afin de définir leur traduction en objectifs concrets (livrables) pour la mission.
L’équipe de consultants se mettra ensuite d’accord avec le commanditaire sur un calendrier de travail, un plan d’action et un budget pour l’ensemble de la mission.
Les consultants feront un rapport régulier au commanditaire sur l’avancement de leur mission.
Le tuteur intervient tout au long du déroulement de l’étude pour susciter le questionnement, vérifier l’adéquation avec le plan de travail, réagir aux premiers résultats, conseiller des lectures ou des personnes-ressources, faciliter d’éventuels arbitrages avec le commanditaire, ou au sein de l’équipe. Il doit engager les élèves à passer rapidement à l’écrit, sans attendre la dernière phase de rédaction du rapport. C’est un lecteur critique du rapport en cours de rédaction. Une première version doit être envoyée au commanditaire, environ un mois avant l’échéance, afin qu’il ait trois semaines de délai pour formuler ses commentaires. Pendant ce temps, les jeunes consultants préparent la restitution orale qu’ils feront chez le commanditaire. Les commentaires de ce dernier sont ensuite analysés et introduits dans une version finale du rapport et de sa présentation formelle et en public, qui aura lieu à une date à convenir vers la fin du semestre.
Au cours du semestre, tous les jeunes consultants doivent suivre un enseignement de méthodologie qui vient renforcer la mise en pratique de tous les outils relatifs à l’exercice de consultation. Le point de départ du travail est constitué par les TDR de la mission (dits préliminaires) tels qu’ils ont été négociés entre Sciences Po et le commanditaire et sur lesquels se sont déterminés les élèves pour indiquer leurs préférences.
2. Le rôle du commanditaire
Le commanditaire s’engage dans la MJC à travers un investissement conséquent et une réelle disponibilité pour suivre régulièrement le travail de l’équipe de jeunes consultants. Un référent, au sein de l’institution, qui sera plus particulièrement chargé du suivi et de l’accompagnement de la mission devra être désigné comme contact direct du groupe de jeunes consultants.
Le référent devra rendre compte de l’avancement de la mission auprès de Sciences Po deux fois au cours du semestre (une fois à mi-parcours, et une seconde fois 2 semaines avant la restitution orale des MJC à Sciences Po).
Le commanditaire doit veiller à s’accorder sur les TDR et les livrables avec l’équipe de jeunes consultants dès le début de la mission afin d’en éviter des modifications par la suite.
3. L’évaluation de la MJC
Le principe des MJC est de se trouver à la croisée d’une exigence de type académique (maniement rigoureux de connaissances) et d’une exigence de type contractuelle (efficacité opératoire des recommandations). Les contraintes et les attentes du commanditaire sont essentielles : il s’agit de produire un rapport répondant à des questions précises et résolvant des problèmes spécifiques. Mais il s’agit aussi d’apprendre à analyser une réalité avec la rigueur des raisonnements apprise en cours, quitte à ce que cette analyse contredise celle du commanditaire. Le rôle du tuteur est certes d’aider les jeunes consultants à réussir cette hybridation entre l’exigence académique et l’exigence contractuelle, mais dans la mesure où le commanditaire doit être présent, tout au long de la conduite de l’étude pour faire valoir ses contraintes et ses attentes, le tuteur est plus particulièrement chargé d’incarner l’exigence de la rigueur d’analyse.
Tout en tenant compte de l’avis formulé par le commanditaire, le tuteur est responsable de la note attribuée aux élèves à l’issue de la mission. Il attribue cette note par une évaluation du travail en fonction des TDR, et non comme une production académique. Il la justifie en fonction d’une grille d’évaluation fixée préalablement et en l’assortissant d’un commentaire précisant son appréciation.
Informations pratiques
Calendrier indicatif des MJC
Les MJC se déroulent chaque année, au cours du semestre d’automne, entre septembre et janvier.
Les groupes d’étudiants, une fois formés, suivent ensuite le calendrier suivant :
Septembre
- rencontre avec le tuteur académique
- signature des conventions
Septembre/Octobre :
- sessions communes entre l’équipe de jeunes consultants et le commanditaire pour discuter des termes de références, les TDR, puis en établir une compréhension commune avec le commanditaire, afin de définir leur traduction en objectifs concrets (livrables) pour la mission et établir le plan de travail
- cours d’appui méthodologique de début de mission
Octobre/Novembre :
- remise des plans de travail par l’équipe de jeunes consultants au commanditaire et au tuteur
- finalisation des budgets
- réunion de mi-parcours entre Sciences Po et les jeunes consultants
- si nécessaire, voyage sur le terrain et/ou entretiens. L’équipe peut envisager un travail de terrain, en France ou à l’étranger. Ces voyages ne sont ni obligatoires, ni garantis. Ceci doit être déterminé par les besoins du projet et doit être négocié entre le commanditaire le tuteur, et l’équipe. Le nombre de jeunes consultants qui pourront voyager sera déterminé par les besoins du projet et en concertation avec le commanditaire et le tuteur. Les considérations budgétaires influenceront le choix.
- Décembre/janvier :cours d’appui méthodologique de fin de mission
- rédaction des drafts
- préparation des présentations publiques
- restitution officielle au commanditaire
- clôture des ateliers à Sciences Po
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